Sémaglutide générique à l’étranger : ce que les patients doivent savoir avant d’acheter
30 mars 2026
Promotions Brillantes Distinctions® 2026 — Botox, Juvéderm et SkinVive
23 avril 2026Depuis plus de vingt ans, le Botox Cosmétique fait partie des traitements de médecine esthétique les plus demandés. Ce qui change en 2026, c’est la portée de ses indications approuvées au Canada : une quatrième zone vient s’ajouter aux trois zones classiques du haut du visage.
Santé Canada a approuvé le Botox Cosmétique pour le traitement à des fins esthétiques de l’hypertonie du muscle peaucier du cou (platysma). Jusqu’à récemment, ce traitement du bas du visage était pratiqué hors indication par certains médecins. Pour ma part, je ne l’offrais pas tant qu’il n’était pas approuvé — c’est maintenant chose faite, et cette indication s’intègre désormais à ma pratique.
Cette extension est la première du genre au Canada pour une neurotoxine cosmétique. Elle modifie l’approche globale d’une consultation de médecine esthétique, puisque l’évaluation ne se limite plus au visage — elle inclut maintenant la région du cou et la ligne de la mâchoire.
À titre de chirurgienne plastique et esthétique à Montréal, je reçois chaque semaine des patientes qui s’interrogent sur cette nouveauté. Voici ce qu’il faut en retenir, avec un regard médical qui cherche d’abord à bien évaluer chaque personne avant de proposer un traitement.
Rajeunir votre visage en confiance?
Dre Duclos, chirurgienne plasticienne · 514-252-0912
Les 4 zones maintenant approuvées au Canada
Le Botox Cosmétique est approuvé par Santé Canada pour atténuer à des fins esthétiques les signes suivants :
1. Les rides du front
Ces lignes horizontales apparaissent lorsque le muscle frontal se contracte pour hausser les sourcils. Avec les années, les mouvements répétés laissent des marques visibles même au repos. Le traitement est calibré selon la taille du front et la répartition de l’activité musculaire — il n’existe pas de recette unique.
2. Les sillons intersourciliers (ride du lion)
Ce sont les deux lignes verticales qui apparaissent entre les sourcils lors du froncement. Elles peuvent prendre plusieurs formes (en U, en V, en oméga) selon la dynamique des muscles sourciliers et du muscle pyramidal du nez. L’évaluation clinique détermine la répartition des points d’injection.
3. Les rides de la commissure externe des paupières (pattes d’oie)
Elles apparaissent en éventail autour de l’œil quand on sourit. Elles peuvent aussi s’étendre vers la paupière inférieure ou le haut de la joue, ce qui oriente la technique d’injection.
4. L’hypertonie du muscle peaucier du cou (platysma)
Le platysma est ce muscle large, mince et superficiel qui couvre le devant et les côtés du cou, depuis la mâchoire jusqu’à la clavicule. Quand il se contracte de façon répétée, il peut former des bandes verticales visibles, donner une impression de mâchoire moins définie, et tirer vers le bas la partie inférieure du visage, y compris les commissures des lèvres.
Le traitement par Botox Cosmétique vise à relâcher cette tension musculaire pour redonner de la définition à la ligne de la mâchoire et adoucir l’apparence du cou.
Le Botox ne peut pas corriger un excès de peau (laxité cutanée), de la graisse sous-mentonnière, ou un relief osseux. L’évaluation clinique est essentielle pour distinguer ce qui relève du muscle — et peut bénéficier de ce traitement — de ce qui relève d’autres approches.
Une approche préventive : agir avant que la peau ne s’étire
Ce qui est intéressant avec le traitement du cou, c’est qu’il ne se limite pas à une logique de correction. Il a aussi une dimension préventive qui mérite d’être expliquée.
La mécanique est simple : quand le muscle platysma se contracte de façon répétée au fil des années, il tire et étire la peau du cou. Cette sollicitation mécanique, combinée au processus naturel de vieillissement cutané (perte d’élasticité, diminution du collagène), contribue progressivement à l’aspect relâché ou flasque qu’on associe au vieillissement du cou.
En relâchant périodiquement la tension du muscle, on limite une des forces qui tire la peau vers le bas. La peau ne rajeunit pas magiquement, mais elle est moins étirée, et a donc tendance à mieux vieillir.
C’est cette logique qui justifie l’intérêt d’un traitement précoce et régulier, avant que les signes ne soient installés.
À quel âge envisager un traitement du cou ?
Voici les repères cliniques que j’utilise pour situer les patientes dans leur parcours :
Fenêtre préventive idéale
La peau conserve encore sa tonicité. Les traitements agissent en amont, avant que les bandes platysmales et l’étirement cutané ne soient installés. C’est souvent l’âge où la différence à long terme se joue.
Efficacité maintenue
Le traitement reste efficace pour atténuer les bandes platysmales et améliorer la définition de la mâchoire. Il s’intègre bien à une approche combinée avec d’autres soins si nécessaire.
Effet plus limité
Lorsque la peau a déjà beaucoup perdu en élasticité, le Botox seul atteint ses limites. D’autres approches (lifting cervico-facial, soins combinés) peuvent être plus adaptées — c’est ce que nous évaluons ensemble.
Ces repères ne sont pas des règles rigides : chaque anatomie, chaque histoire de vie, chaque qualité de peau sont différentes. La consultation permet de situer précisément où vous en êtes.
Comment fonctionne le Botox Cosmétique
Le Botox Cosmétique contient une neurotoxine de type A (onabotulinumtoxinA) qui, injectée en petites quantités dans un muscle ciblé, en atténue temporairement la contraction. Le muscle se détend, et la peau qui le recouvre se lisse progressivement.
L’effet n’est ni immédiat ni permanent :
- Les premiers résultats apparaissent généralement dans les 24 heures après l’injection
- Les résultats finaux se stabilisent autour de 30 jours
- La durée d’effet peut aller jusqu’à 6 mois, avec une variation d’une personne à l’autre
- Les traitements sont planifiés à intervalles d’au moins 90 jours entre deux séances, pour respecter la physiologie du muscle
Le Botox est donc un traitement qu’il faut renouveler périodiquement pour maintenir le résultat. Il ne fige pas définitivement les traits, et son effet s’estompe graduellement si on cesse les injections.
Redéfinir l’angle de la mâchoire est l’une des demandes les plus courantes que nous recevons, particulièrement chez les patientes de 35 à 55 ans qui constatent une perte progressive de la netteté du contour inférieur du visage. Le traitement du platysma répond souvent bien à cette attente, à condition que l’évaluation anatomique confirme que la cause est bien musculaire.
L’approche globale : évaluer avant d’injecter
Dans notre clinique, le premier rendez-vous pour un traitement par Botox Cosmétique est toujours une évaluation, pas une injection d’emblée. Plusieurs raisons à cela :
Chaque visage a son anatomie
Les muscles frontaux varient en taille et en répartition d’une personne à l’autre. Les sourciliers peuvent être plus ou moins développés. Le platysma peut former une seule bande ou plusieurs, de chaque côté du cou, de façon symétrique ou non. La posologie est donc personnalisée, pas standardisée.
L’expression globale compte plus que le détail
Traiter uniquement les rides du front peut déséquilibrer l’expression globale si les sillons intersourciliers et les pattes d’oie ne sont pas pris en compte. L’approche moderne évalue les trois régions du haut du visage simultanément, avec une dose totale maximale de 80 unités pour les quatre zones combinées, afin d’obtenir un résultat naturel et cohérent.
Certains profils ne sont pas de bons candidats
Pour le traitement du cou en particulier, il y a des critères d’exclusion à considérer :
- Une laxité cutanée importante (peau trop détendue) — le muscle peut être relâché mais la peau restera excédentaire
- Un excès de graisse sous-mentonnière (double menton marqué) — une autre approche est nécessaire
- Une structure osseuse particulière (petit menton, cou court, os hyoïde bas) — peut limiter le résultat attendu
- Des muscles digastriques hypertrophiés ou des glandes submandibulaires proéminentes — l’apparence n’est alors pas liée au platysma
Il est possible que la meilleure réponse à la demande esthétique ne soit pas le Botox. Un lifting cervico-facial, une liposuccion sous-mentonnière ou un autre traitement peuvent être plus appropriés selon le cas. Savoir dire non au Botox quand ce n’est pas le bon outil fait partie de la démarche médicale.
Quelques repères pour votre consultation
Voici quelques questions que nous abordons systématiquement pour bien évaluer :
- Avez-vous déjà reçu du Botox ou un autre traitement esthétique ? Il peut y avoir des interactions à considérer, notamment si des produits de comblement sont présents.
- Quelles sont vos attentes ? Un résultat naturel qui préserve l’expression, ou une atténuation plus marquée ? L’approche sera adaptée.
- Quels sont vos antécédents médicaux ? Certaines conditions neurologiques, certaines allergies et certains médicaments nécessitent une discussion avant d’injecter.
- Prévoyez-vous une chirurgie dans les prochains mois ? La planification peut être coordonnée avec d’autres interventions.
Nous examinons également l’anatomie frontale (taille du front, position des sourcils, asymétrie éventuelle), la présence d’un ptosis (chute) de la paupière supérieure qui pourrait être accentué par un traitement mal calibré, et la dynamique globale du visage en demandant de hausser les sourcils, sourire, froncer, exagérer le sourire, et faire une grimace. Ces expressions révèlent ce que le visage au repos ne montre pas.
Effets secondaires et précautions
Le Botox Cosmétique est un médicament sur ordonnance. Comme toute procédure médicale, il comporte des effets secondaires possibles :
- Rougeur, ecchymoses ou inconfort au site d’injection (généralement temporaires)
- Maux de tête léger les premières 24 à 48 heures
- Ptosis (chute) du sourcil ou de la paupière en cas d’injection mal ciblée
- Asymétrie temporaire dans l’expression
- Rarement, réactions allergiques ou complications nécessitant une consultation médicale
Le choix d’un professionnel expérimenté qui connaît l’anatomie faciale en profondeur réduit considérablement ces risques. En tant que chirurgienne plastique, j’ai l’avantage d’une formation anatomique de plusieurs années qui oriente chaque décision d’injection.
Et pour ce qui relève de la chirurgie
Le Botox Cosmétique est un outil puissant pour certains signes du vieillissement facial, mais il a ses limites. Quand la peau a perdu beaucoup d’élasticité, quand les volumes ont changé en profondeur, quand la structure du cou ou du visage s’est modifiée, d’autres approches prennent le relais :
- Un lifting du front et des sourcils peut corriger durablement un affaissement marqué
- Une blépharoplastie traite les paupières supérieures qui s’alourdissent
- Un lifting cervico-facial redéfinit la ligne de la mâchoire quand le Botox n’est plus suffisant
- Des produits de comblement peuvent s’associer au Botox pour restaurer des volumes
- Après une perte de poids importante, incluant sous GLP-1 (Ozempic, Wegovy), une approche combinée peut être envisagée — voir l’Ozempic Makeover
Une consultation permet d’identifier la combinaison qui correspond à vos attentes, votre anatomie et votre étape de vie.
Prendre rendez-vous à Montréal
Pour une évaluation personnalisée du Botox Cosmétique, incluant la nouvelle indication pour le cou :
3350, boul. Rosemont, Montréal, QC H1X 1K3
Du lundi au vendredi · 9 h à 12 h et 13 h à 16 h
Références
- Monographie de BOTOX Cosmétique® (onabotulinumtoxinA), Allergan inc., 2024.
- Fagien S. et al. Long-term safety and efficacy of onabotulinumtoxinA for the treatment of upper facial lines. Dermatologic Surgery, 2020.
- Guide sur l’injection et la posologie BOTOX Cosmétique®, Allergan Aesthetics (AbbVie), édition 2025.




