Otoplastie

L’otoplastie, chirurgie esthétique des oreilles

Otoplastie
L’otoplastie est une intervention en chirurgie esthétique qui vise à corriger les diverses anomalies et déformations de l’oreille dont les plus courantes sont :

  • Les oreilles « en feuille de choux » dues à une hypertrophie du cartilage (la conque) qui se déploie vers l’avant.
  • Les oreilles « décollées » qui donnent cette impression en raison d’un angle rétro auriculaire trop important.
  • Les oreilles dont le pavillon présente un aspect trop lisse et une absence de relief résultant d’un défaut de plicature du cartilage (l’anthélix).
    L’otoplastie corrige définitivement ces anomalies en remodelant le cartilage. Les oreilles sont « recollées » de façon symétrique et retrouvent une taille et un aspect naturel.

    À qui s’adresse l’otoplastie ?

    Cette intervention se fait pour des raisons esthétiques et psychologiques. Les personnes atteintes de ces malformations sont la cible de remarques désobligeantes, principalement les enfants à l’école. L’otopastie permet de mettre un terme à ce problème.

    À quel âge faut-il se faire opérer ?

    L’otoplastie peut être pratiquée au plus tôt à l’âge de 5 ans. L’opération est également très souvent demandée par des adultes qui peuvent la faire à tout âge.
    Quel que soit l’âge, il est important que la démarche vienne de la personne elle-même et non pas de son entourage. S’il s’agit d’un enfant, il faut bien vérifier que la décision ne vient pas de la pression parentale. Les enfants qui subissent des railleries sont parfaitement capables de manifester par eux-mêmes leur désir de se faire opérer.

    Avant l’intervention

    Un examen attentif des oreilles est effectué par le chirurgien. Il analyse les anomalies et propose les modifications à apporter en tenant compte de l’ensemble du visage.
    10 jours avant l’intervention, le patient doit s’abstenir de toute prise d’aspirine ou d’anti-inflammatoires.
    Les cheveux doivent être soigneusement lavés la veille de l’opération. Pour ceux qui ont les cheveux longs, une queue de cheval est la bienvenue, sinon des cheveux coupés bien courts sont l’idéal.

    Modalités d’hospitalisation

    L’intervention se pratique généralement en « ambulatoire », c’est-à-dire que le patient rentre chez lui le jour-même après quelques heures de surveillance.
    En fonction de l’âge et de la tolérance du patient, plusieurs anesthésies sont possibles:

  • l’anesthésie locale pure,
  • l’anesthésie avec neuroleptanalgésique par voie intraveineuse
  • l’anesthésie générale classique.

    Le choix se fera avec le chirurgien et l’anesthésiste.

    En quoi consiste l’otoplastie ?

    L’otoplastie est une chirurgie des oreilles qui dure en moyenne une demi-heure à une heure trente. Elle consiste en quatre phases d’incision, de dissection, de remodelage et de suture.
    Les incisions cutanées sont pratiquées dans le sillon rétroauriculaire c’est-à-dire dans le pli naturel derrière l’oreille ; c’est donc là que sera dissimulée la cicatrice. Quelques discrètes incisions complémentaires peuvent éventuellement être pratiquées dans la face antérieure du pavillon, mais celles-ci seront cachées dans les replis de l’oreille.
    Lors de la phase de dissection, la peau est décollée pour accéder aux cartilages qui sont ainsi mis en évidence. Ceux-ci seront ensuite râpés afin d’être assouplis pour pouvoir être remodelés et recréer ou améliorer les reliefs naturels. Les plicatures seront éventuellement maintenus par de fines sutures.
    Enfin, le pavillon de l’oreille est ramené en bonne position et fixé par des points de suture.
    Un pansement volumineux est ensuite posé.
    En fonction de l’anesthésie, la sortie est prévue le soir même ou le lendemain.

    Les suites opératoires

    Suite à l’intervention, les oreilles prennent un aspect gonflé et tuméfié. Cet aspect n’est heureusement que transitoire et ne doit pas susciter d’inquiétude quant au résultat car l’oedème et les ecchymoses disparaîtront rapidement.
    La douleur normalement modérée sera soulagée par des antalgiques et des anti-inflammatoires.
    Le premier pansement sera ôté entre le 2ème et le 5ème jour. Il sera remplacé par un bandage plus léger pour quelques jours.
    Un bandeau de contention devra être porté nuit et jour pendant une quinzaine de jours, puis uniquement la nuit et ce durant quelques semaines.
    Il conviendra d’éviter pendant cette période les activités physiques avec risques de contact aux oreilles. Également les grands froids sont à éviter car la sensibilité des oreilles étant transitoirement diminuée, il y aurait risques d’engelures.

    Les éventuelles complications lors d’une otoplastie

    Une otoplastie, bien que réalisée pour des motivations esthétiques et psychologiques, n’en reste pas moins une véritable intervention chirurgicale avec les risques liés à tout acte médical, si minime soit-il. Elle comporte donc toujours une part d’aléas dont il faut avoir conscience.
    Les complications liées à l’anesthésie seront discutées lors de la consultation avec le médecin anesthésiste.
    En ce qui concerne les risques liés au geste chirurgical, les vraies complications sont très rares. La grande majorité des interventions se passe sans problème et les patients sont généralement très satisfaits.
    Les complications qui peuvent survenir de manière exceptionnelle sont :

  • Un saignement postopératoire qui peut nécessiter une nouvelle intervention.
  • Un hématome qu’il est souvent préférable d’évacuer.
  • Une nécrose cutanée. Elle est très rare et peut provenir de troubles de la circulation sur une peau trop fine.
  • Une inflammation des cicatrices situées en arrière du pavillon qui peuvent alors s’hypertrophier de façon anormale.

    En combien de temps le résultat est-il visible ?

    Il faut attendre de un à trois mois avant de pouvoir apprécier le résultat final, le temps nécessaire aux tissus pour s’assouplir et pour que l’œdème soit résorbé. Les reliefs de l’oreille pourront alors apparaître.
    Passé ce délai, les cicatrices seront encore un peu rosées avant de s’estomper.

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